Passerelle Combee II

À la suite de mes mésaventures avec la clé ZiGate, j’ai commandé une clé Combee II.

Etant sous Jeedom j’avais découvert la naissance d’un plugin officiel qui lui est dédié (6 € tout de même, mais en principe les plugins officiels sont mieux maintenus dans la durée que les plugins tiers, encore que parfois Jeedom décide arbitrairement de les abandonner aussi). A première vue j’ai failli suivre bêtement la recommandation du plugin qui consiste à installer la gateway deCONZ / Phoston sur le RPI Jeedom. Puis je me suis ravisé, sans avoir à ce moment-là totalement appréhendé l’affaire, je me suis dit qu’il ne fallait pas tout lier à Jeedom. En fait installer la passerelle à part la rend indépendante puisque de toutes façons le plugin Jeedom n’est qu’un client IP de cette passerelle qu’il interroge localement (127.0.0.1) si elle est installée sur la même machine et via son IP dans le cas contraire. D’une part ça permet de la placer au centre de la maison, et également de la contrôler directement avec d’autres applications en se passant de Jeedom (Alexa par exemple), sachant que Jeedom recevra de toutes façons les retours d’état. Et pour faciliter la chose, plusieurs images SD pour RPI sont proposées sur le site Phoscon (attention de base le client DHCP de ces images ne prend pas la GW, de toutes façons vaut mieux figer l’IP, donc éditer la configuration).

Voilà déjà une chose impossible avec l’approche ZiGate. Ensuite à mon sens il faut oublier l’approche tout Jeedom. Ce qui compte c’est que Jeedom connaisse l’état d’un équipement. En effet, prenons l’exemple d’un interrupteur Ikea qui va allumer une ampoule Philipps. On configure la chose depuis Phoscon de façon très simple, ça fonctionne sans Jeedom mais ça n’empêche pas Jeedom d’agir, par exemple dans le cadre d’un scénario plus évolué. L’idée est que ce qui pourra être géré dans Phoscon déchargera Jeedom. La passerelle Phoscon remplace simplement toutes les passerelles propriétaires (Ikea, Hue, etc..), et Jeedom (ou d’autres solutions domotique) viens s’y connecter en IP via une API.

Un autre avantage est que Phoscon se connecte directement et facilement (et gratuitement) avec Alexa / Google Home, ce qui n’est pas le cas de Jeedom qui nécessite un plugin et un abonnement obligatoire (12 € / an, même après avoir acheté un Service Pack Power Ultimate, moi qui pensait que ça incluait tous les plugins officiels). Et je ne parle même pas des connexions avec IFTTT, qui, si elles permettent pas mal d’interopérabilité, n’en sont pas moins compliquées à maintenir. Donc pour demander à Alexa d’allumer la lumière de la cuisine, autant limiter les intermédiaires, Alexa communiquera avec Phoscon / deCONZ plutôt qu’Alexa (en supposant qu’on ai ajouté Alexa à Jeedom) demande à Jeedom qui lui va demander à Phoscon / deCONZ d’allumer la cuisine…

Mobile

Phoscon ne dispose pas d’application mobile, mais la page est responsive et parfaitement utilisable sur un mobile ou une tablette. Cela étant c’est sans intérêt à l’usage si on lie Phoscon à Alexa ou Google Home car l’application mobile des assistant vocaux sera bien plus ergonomique. Je me disais d’ailleurs que lier Jeedom à Alexa présenterait au moins l’intérêt de disposer d’une interface mobile utilisable, en opposition à celle de Jeedom qui est une calamité. En attendant j’utilise Impérihome qui fonctionnait bien avec Jeedom, mais le plugin vient d’être retiré du Market Jeedom au profit d’une approche Impérihome sans plugin qui ne fonctionne pas. Je n’ai pas l’impression que Jeedom et Impérihome (ex ZiBase / ZiBlue & co.) soient très copains…

Intégration Jeedom

Pour revenir à Phoscon, tout ne semble pas géré dans la passerelle, si on peut créer des scènes et des associations, il y a d’autres équipements, les sondes de température par exemple ou d’ouverture de porte que l’on ne peut pas utiliser directement, mais généralement on n’en a besoin que dans Jeedom.

Le plugin remonte des valeurs propres à chaque équipement, on n’aura pas les classiques infos binaires ou numériques (on/off ouvert/fermé) mais un code numérique propre à chaque équipement. Par exemple une télécommande Ikea va envoyer 1002 si on appuie au centre, il n’y a plus ensuite qu’à traiter directement l’information (scénario, virtuel, etc…) pour créer une action dans Jeedom. En revanche les sondes (températures, humidité, pression) remontent bien les valeurs et sont exploitables directement.

Attention cependant aux capteurs, les Xiaomi, par exemple, ne supportent pas de perdre leurs parents, donc si vous changez de canal Zigbee ou si le maillage passe par une prise Zigbee que vous retirez, il vaudra mieux les réinclure (le maillage peut se voir sur l’application graphique deCONZ). De même il ne faut pas oublier qu'un objet Zigbee ne peut être inclut que une sur passerelle. Ainsi si vous incluez un objet avec Foscon alors qu'il est déjà inclut dans la passerelle Xiaomi, cet objet sortira du réseau géré par la passerelle Xiaomi afin de rejoindre celui géré par la passerelle Foscon.

Conclusion

Au départ j’hésitais à remplacer ma douzaine de sondes Oregon gérés par le RFPlayer (les sondes Oregon perdent leur identifiant lors de chaque changement de piles, il faut donc les appairer à nouveau, ça reste fastidieux (et pas très WAF) même si c'est prévu par le plugin. Et je passe sur toutes les déconvenues liées au RFPlayer que je ne recommande vraiment pas), par des sondes Xiaomi gérées par la ZiGate, mais comme la solution Combee II + plugin deCONZ fonctionne plutôt bien, je pense me tourner de ce côté rapidement. Je mettrait bien sur à jour cette page pour vous narrer mon expérience…

La Combee II + Phoscon sur un RPI (SD ready) peuvent servir de passerelle universelle Zigbee compatible avec les assistant vocaux et ainsi remplacer les passerelles des constructeurs (Ikea, Hue, etc...). Phoscon comme Jeedom avec le plugin DeCONZ s'appuient sur la couche deCONZ. 

Edits

  • 01/11/2019 : J'ai voulut déplacer la carte SD (Image Photon) de ma passerelle dans un RPI2 au lieu du 3 et ça ne démarre pas. Retour au RPI3, pas envie d'y passer la soirée...

Bonus

Certains me demandent pourquoi j’utilise des RPI alors que j’ai un gros serveur VMWare ESXi dans le garage, ce qui faciliterait la manipulation des VM et leur sauvegarde. Simplement parce que je considère que la domotique gère des fonctions vitales de la vie courante (chauffage par exemple) et qu’elle ne doit dépendre de rien d’autre. Imaginez, le serveur se plante, il faut réparer le serveur sans chauffage… De plus les clés utilisées pour les divers protocoles ne seraient pas idéalement placées au fond du garage

Sources

 

Mi Home Security Camera 360°

Il y a quelques semaines j’ai installé dans le studio d’un ami un ensemble de caméras Unifi. Au départ j’étais tenté par piloter l’ensemble avec une Cloud Key II+ ou pour 200 € on dispose d’un contrôleur Unifi et d’un NVR avec 1TO de disque. Problème, ce produit n’est pas vraiment disponible en France et je n’avais aucun recul sur la chose. Finalement j’ai recyclé un DL360G5 que j’avais déposé il y a quelques mois, même pas eu besoin de le réinstaller car son ESX 5.5U3 tournait comme une horloge, très largement suffisant pour faire tourner une VM Windows qui supporte le NVR soft d’Unifi. On est face à une installation professionnelle, la qualité est au rendez-vous, notamment le retour audio qui est assez bluffant, et l’ensemble est cohérent pour un coût contenu.

Bref, si je vous raconte ma life c’est pour introduire un petit jouet que j’avais commandé en parallèle pour tester, la Mi Home Security Camera 360°. En fait je ne pensais même pas que c’était une caméra motorisée, mais c’est le cas et la qualité Xiaomi est au rendez-vous. Et Xiaomi, je suis plutôt fan. Elle pivote donc de haut en bas, du sol au plafond et sur 360°, c’est du full HD 1080p avec un zoom numérique 16x acceptable et une vision nocturne donnée pour 9 mètres. Elle dispose d’une détection de mouvement dopée à l’IA et il est possible d’enregistrer les séquences en local sur une SD ou encore sur un NAS.

Que dire d’autre sur ce gadget ? Ah si, il y a un truc qui est bluffant et que d’aucuns trouveront restreignant. Ici pas de serveur web embarqué chip comme sur la plupart des caméras asiatiques, tout se passe uniquement via l’application Mi Home sous Android ou IOS. Et ce qui est bluffant c’est que l’installation se fait en deux minutes chrono. On lance l’application Mi Home, on choisit le SSID de son réseau Wi-Fi ainsi que le mot de passe et on place son smartphone sur lequel s’affiche un QR Code face à la caméra. Et basta, la petite caméra est configurée. Pas besoin de jouer avec des ports et des IP, c’est out of the box, mais il faudra cependant il faudra toujours passer par l’application du constructeur.

Ah si un dernier truc pour se laisser tenter, le prix c’est 39,99 € et sur Amazon on trouve même des modèles de démo reconditionnées pour moins cher. Autre option, l’Asie en direct chez Gearbest ou AliExpress, mais c’est à peine moins cher et bien plus long…

Jeedom : Temporisation d'un équipement

Vous allez tout savoir. Je ne prends jamais ma douche à la même heure, il est donc impossible de programmer le chauffage de la salle de bain avec un agenda. Mais en général j’anticipe un peu ma douche, je me dis me dis que je vais bientôt aller la prendre car je ne vais pas tarder à sortir. Bref, l’objectif est donc de passer un sèche serviettes en marche forcée, ou en mode confort, pendant une ou deux heures. Certains vont me dire de bouger mon cul et d’aller appuyer sur le bouton idoine du sèche serviettes, et ils auront raison car la majorité de ces appareils en sont équipés, et c’est le cas du mien. Mais l’idée ici est que la démonstration soit générique et s’applique à n’importe quel équipement.

S’il est possible d’utiliser un smartphone ou n’importe quel bouton poussoir reconnu dans Jeedom, pour la démonstration je vais utiliser un gadget que j’ai sous la main, le bouton multiclic de Aquara de Xiaomi qui communique avec Jeedom grâce à la ZiGate et le plugin qui va bien (je dis « qui va bien » pour ne pas réemployer le mot « idoine » car ça ferait deux fois, mais en fait ce plugin ne va pas toujours bien, il s’améliore toutefois de versions en version).

Sur ce bouton on peut récupérer 3 valeurs : 2, 3 ou 4 clics. Pourquoi pas 1 seul ou 5, ne me demandez pas, c’est ainsi ! Donc grâce à un virtuel, je vais récupérer ces 3 états et en faire des informations binaires

Ensuite je vais créer un scénario qui sera provoqué par un évènement sur un de ces 3 états. Si Multiclics=2 je déclenche mon scénario. Il est des plus simples, avec une ACTION qui passe le thermostat de la salle de bain en mode Confort suivi d’un bloc DANS qui le repassera en mode Eco dans 120 minutes. Le bloc DANS étant une commande secondaire qui va s’exécuter dans 120 minutes contrairement à sleep ou wait qui laisserait le scénario actif pendant 120 minutes ce qui consommerait de la CPU à ce que j’ai compris, voire provoquerait une erreur.

Variantes

On peut également associer à cette action la grande vitesse de la VMC, je ne l’ai pas fait car elle est déjà gérée par l’hygrométrie. Par contre je pensais à utiliser les 3 valeurs des clics pour lancer 3 temporisations différentes.

 

Lampe Xiaomi Mijia

On sort un peu de l’IT pour du beau. Ceux qui me connaissent savent que je suis sensible à ce qui est beau, d’ailleurs cet aspect-là y est sûrement pour quelque chose dans mon choix Unifi… Mais revenons au beau d’aujourd’hui. J’ai donc acheté cette lame parce que je la trouvais belle sans pour autant me préoccuper du fait qu’il s’agissait également d’un objet connecté. Elle est conforme à ce que j’attendais, le reste est un plus.

De base il y a un seul bouton qui permet de gérer l’intensité et le ON/OFF. Si on veut aller plus loin il faut installer l’application Yeelight sur son smartphone et on a accès aux différentes programmations horaires possibles, un mode qui vous avertit qu’il est temps de faire une pause, ainsi que le réglage des températures de blanc et une tripotée de préréglages que l’on pourra personnaliser. Il faut donc un compte MI, et c’est également ce compte qui fera la liaison avec les assistants vocaux.

La lampe est donc reconnue par Alexa qui rend possible la commande vocale de tous les réglages (ON/OFF, variation et température de blancs), chose possible également avec Google Home qui fait toutefois l’impasse sur la température de blancs. Rien à dire, que ce soit avec l’application de base ou les assistants vocaux, on branche et tout fonctionne en quelques minutes et ça donne envie d'investir dans des ampoules de la même marque.

Sous Jeedom, si tant est que ça soit vraiment utile, il est possible en activant le mode développeur de gérer la lampe directement avec le plugin WiFILight2. Vu que c’est du direct IP ça risque toutefois de renter en conflit avec l’application de base et les assistants vocaux qui eux fonctionnent de consort. Il doit également être possible de la gérer plus proprement avec la passerelle Mi Home, mais je n’avais pas envie ce soir de parler chinois !

En conclusion pour une cinquantaine d’euros (voire moins sur les sites chinois) on a une belle lampe qui éclaire bien, avec un design que je trouve très réussit. Soit le prix moyen d’une telle lampe sur le marché. Le fait que ce soit aussi un objet connecté est la cerise sur le gâteau, libre à chacun d’utiliser ces fonctionnalités !

Objets connectés

Depuis longtemps il existait des prises commandées, les plus connues étant les DI-O. Elles se commandent grâce à une télécommande et sont généralement intégrables dans une solution domotique via le protocole Chacon, dont la fiabilité est parfois aléatoire, à l’aide d’un RFPlayer ou d’un RFX-COM. Il y avait également les équipements Z-Wave, mais leur prix a fait que ce protocole est un peu délaissé par l’industrie. Quant à Bluetooth sa portée limitée le restreint à des usages tout aussi limités.

A l’ère des objets connectés on voit apparaître une nouvelle génération de prises et autres objets connectés. Il se dégage deux tendances qui utilisent deux protocoles bien différents qui ont tous les deux leurs avantages et inconvénients, ZigBee et WI-FI.

Zigbee

Il s’agit d’un protocole maillé ou, pour faire simple, les objets connectés au secteur servent de relais. Par exemple une prise sera un relais sur lequel pourra s’appuyer un capteur de température et ainsi mailler une plus grande surface. Pour communiquer avec l’extérieur (applications mobiles par exemple), Zigbee nécessite une passerelle qui se connecte en Ethernet sur le réseau local. Il est intéressant de noter qu’une passerelle de marque X pourra supporter des objets de marque Y.

Coté domotique pour communiquer avec Zigbee il faudra une clé de type ZiGate et le plugin idoine. Il en existe deux sous Jeedom par exemple et c’est intéressant pour les capteurs de température ou d’ouverture.

C’est ce protocole qui est utilisé par les objets connectés des grandes marques, la plus connue est Philips avec son écosystème Hue, mais également Osram, Ikea et Xiaomi. On trouve également sur Amazon ou eBay plusieurs chinoiseries à un tarif attractif mais avec les risques que cela suppose.

WI-FI

L’avantage du WI-FI c’est qu’il est présent partout. Ainsi les objets connectés WI-FI ne nécessitent pas de passerelle particulière pour peu que l’on dispose d’une couverture WI-FI stable. Amazon regorge de de prises, ampoules et autres objets connectés en WI-FI. Un écosystème se dégage autour de Tuya qui permet aux fabricants de proposer des objets OEM sous leur marque tout en utilisant le cloud de Tuya. On se retrouve donc face à des objets qui dépendent d’un cloud, et qui plus est d’un cloud chinois qui pourra en effrayer certains. Ils se pilotent garce à une application mobile fournie par le fabricant qui est généralement une version adaptée de l’application Tuya, donc autant prendre l’originale qui sera à jour et permettra de piloter tous les objets de l’écosystème.

Coté intégration domotique plusieurs options se présentent et des développements sont en cours.

  • L’API Tuya qui permet un usage parallèle mais dépendante du cloud Tuya.
  • IFTTT qui fonctionne sur quasiment toute les solutions avec la double dépendance IFTTT + Tuya et une certaine lenteur.
  • Enfin, certains développeurs travaillent sur des solutions autonomes basées sur du reverse engineering non dépendantes.

Il existe d’autres écosystèmes plus ou moins répandus sous nos contrées et généralement chinois. Le plus connu est Sonoff que l’on trouve sur Amazon et qui propose des produits intéressants et généralement hackables pour un pilotage autonome depuis une solution domotique. Contrairement aux autres les produits Sonoff gèrent généralement l’état (on, off ou état antérieur) après une coupure électrique ce qui est un vrai plus.

Certains objets, les prises Konyks Priska (avec un vrai label CE) par exemple, permettent également de remonter des statistiques sur la consommation. Ainsi quand on s’aperçoit que l’ensemble HI-FI / Home Cinéma consomme 35 watts en veille, la décision de connecter l’ensemble à une multiprise WI-FI est rapidement prise ! Mais une autre attention se portera également à la consommation propre à ces objets WI-FI. Si certains sont raisonnables, ce n’est pas toujours le cas pour certaines chinoiseries et cette information est généralement absente des descriptions.

Plusieurs options de scénarios

En Zigbee comme en WI-FI les applications mobiles sont à même de créer des scénarios simples (exemple j’allume la tv et l’ampli et j’éteins les lampes pour voir un film) et une automatisation des objets (genre allumage répétitif tous les jours à telle heure ou compte à rebours ou l’objet va s’éteindre au bout de x minutes).

Difficile de parler d’objets connectés sans Alexa ou Google Home. La seconde option consistera donc à utiliser son enceinte intelligente préférée, qui servira enfin à quelque chose, pour gérer des petits scénarios. On peut ainsi facilement dire « je vais regarder un film », ce qui activera le home-cinéma et éteindra certaines lampes, puis à la fin du film dire « je vais me coucher » afin d’éteindre le home-cinéma, les lampes de la zone vie, baisser le chauffage et allumer la chambre… Ce n’est pas de la science-fiction, c’est amusant et très facile à mettre en place.

Enfin pour des scénarios plus évolués, mais aussi pour agir sur l’ensemble des équipements (chauffage, sécurité) on pourra toujours se tourner vers une centrale domotique avec des possibilités infinies. Mais là c’est vraiment plus complexe à mettre en œuvre et ça rentrera dans un projet plus qu’un achat impulsif.

Il y a fort à parier que la domotique grand public évoluera avec les objets connectés associés aux écosystèmes des constructeurs et des enceintes connectés. Pour être utilisable et commercialisable à grande échelle la domotique doit être WAF (en 2018 on ne dit plus WAF mais HAF, comme "human acceptance factor"), donc simple. On exclut donc une usine domotique pour piloter deux prises et quatre ampoules. Donc même si on dispose d’une solution domotique, on peut très bien imaginer que certains objets gravitent autour sans pour autant êtres interdépendants.

Maintenant ou demain ?

Pour gérer quelques ampoules et prises en Zigbee ou en WI-FI c’est maintenant si on en a besoin. L’investissement est limité et les produits des grandes marques s’adapteront généralement aux évolutions à moyen court terme.

Pour se lancer dans un projet domotique global je serais plus mesuré. Cela fait 20 ans que l’on parle de domotique sans qu’il se dégage une vraie direction industrielle.

Personnellement j’utilise depuis 10 ans une ZiBase que je vais faire évoluer sous Jeedom pour la simple raison que je ne trouve sur le marché aucun système de thermostat connecté capable de gérer 6 zones de chauffage électrique. Pourquoi ? Parce que le chauffage électrique est une exception française imposée par l’énergie nucléaire et le mirage de l’électricité à bas coût. Le résultat est que l’industrie mondiale ne s’y intéresse pas et que les rares solutions se basent sur la gestion du fil pilote dont les maisons des années 70/80 ne sont pas équipées. Sans ça pas sûr que je persiste dans Jeedom !

Ou acheter ?

Depuis son fauteuil sur Amazon bien sûr, et en surveillant les promos qui sont courantes sur ces produits. La grande distribution spécialisée (FNAC, Castorama, Leroy Merlin ou Boulanger pour ne citer qu’eux, privilégie généralement Zigbee plus simple à vendre sous blister. On trouve également ces produits chez les boutiquiers de la domotique, mais eux ajoutent des frais de ports que l’on évitera chez Amazon Prime. Pour les produits « no name » Amazon permet un retour sans condition pour les produits expédiés par leurs soins. Une bonne solution pour tester la compatibilité et la consommation.

Voilà le résultat de mes cogitations et recherches. C'est par essence incomplet, je reste donc ouvert aux sujétions et nouvelles infos et idées.

De la ZiBase à Jeedom

L'hiver approche et il est temps de se pencher à nouveau sur la gestion du chauffage. Depuis une dizaine d'année je gère mon chauffage électrique avec une centrale domotique ZiBase de première génération. Chaque année j'ai peur qu'elle rende l’âme, ce produit n'est plus maintenu et de plus elle est dépendante d'un serveur que les repreneurs de Zodianet ont eu la générosité de laisser en l'état, je doute toutefois qu'ils soient prêts à faire quelque chose si ces serveurs venaient à lâcher.

Je cherchais donc une solution de remplacement moderne et autonome, tout au moins autonome pour les parties vitales comme le chauffage. Après avoir longtemps exploré le marché, je me suis tourné vers Jeedom, pas tant par choix, mais plus par la possibilité d'installer cette solution sur un Raspberry et commencer à explorer. Ce n'est pas la solution la plus simple, mais c'est surement une des plus complète et ouvertes. Il n'y a pas que de bons cotés, l'un des plus désagréables étant la guerre de clans que l'on peu observer sur les communautés. Mais vu le temps que j'y ai investi, j'y suis et j'y reste pour un moment !

Je vais essayer ici de décrire mon approche, la transition depuis la ZiBase et ce que j'ai pu ou voulut récupérer.

Objectifs

Le chauffage électriques sur 6 zones avec divers scénarios.

  • Le plugin Thermostat est parfait
  • Les plugins Agenda, Présence et Mode permettent de gérer manuellement ou automatiquement en fonction de calendriers et d’évènements (j’ai des amis pour diner, périodes de vacances scolaires, etc…).
  • Le plus compliqué sera de choisir les sondes de température (et hygrométrie) les plus adaptées et les plus WAF.

Le chauffe-eau

  • Le mode nuit du chauffe-eau était géré par la ZiBase, il le sera avec le plugin idoine sous Jeedom. Reste à résoudre la problématique de la sonde à installer sur l’appareil.

La VMC

  • Je ne la gérais pas mais il doit être simple de la gérer via Jeedom à partir de l’hygrométrie de la salle de bain ou de la cuisine (article)

Simulation de présence

  • Pour l’instant, j’ai choisi de ne pas intégrer cette fonction à Jeedom mais de la gérer en autonome avec des prises WiFi et l’application Tuya.

Confort et éclairage

  • Idem, c’est facilement géré en autonome avec des ampoules ou des prises WiFi et l’application Tuya, la commande se faisant depuis un smartphone, une tablette ou mieux en vocal avec Google Home (Alexa possible, j’aime bien sa voix…). Bref, c’est plus naturel.
  • Donc il n’est pas utile pour l’instant de reporter ça dans Jeedom, sauf si on veut que certains équipements soient actifs quand les habitants sont présents. J’ai bon espoir de voir l’arrivée du plugin idoine. Ça reste possible en IFTTT, mais c’est un peu lent (2 sec environ)

Consommation des appareils énergivores

  • Les prises Konyks via Tuya gèrent la consommation, notamment en veille, et parfois ça fait peur. De plus elles permettent de gérer des scénarios de base et un minuteur (genre, j’allume le home cinéma et celui-ci s’éteindra dans deux heures, soit après que j’ai regardé mon film).
  • Comme pour l’éclairage, on n’encombre pas Jeedom pour l’instant avec ça.

Les coupures EDF

Pourquoi en utiliser plusieurs points de détection ? En province il y a souvent des coupures EdF (vent, orages, vétusté) mais aussi parfois des différentiels de section qui tombent (surement d’humidité quelque part). Et dans ce cas il est important de savoir ce qui s’est passé à distance afin de pouvoir faire intervenir et guider un proche afin de ne pas retrouver un congélateur perdu au retour de voyage.

  • Sur la ZiBase j’utilisais des micromodules InterTechno alimentés sur piles pour déclencher une action en cas de coupure EdF. Ça doit être réutilisable sous Jeedom via le RFPlayer.
  • Pour la partie informatique je devrais pouvoir récupérer les infos des onduleurs APC avec le plugin SNMP.
  • Notification SMS / Pushbullet et / ou action voire IFTTT

Alarmes

  • Le système d’alarme Visonic est autonome. C’est un principe minimal de sécurité.
  • Par contre la remonté des capteurs sur Jeedom peut être intéressante afin d’identifier ce qui a déclenché une alarme à distance, voire déclencher une action secondaire en cas d’intrusion.
  • Plus pratique, se servir des contacts d’ouverture pour désactiver un radiateur ou des capteurs de présence en temporisant pour réduire l’éclairage ou la climatisation (gadget en phase 2…)

Présence

  • Déterminer via la localisation du mobile la mise en route du chauffage ou climatisation. Il y a je crois un plugin pour ça…
  • Gérer l’éclairage extérieur à l’approche de la maison via le WiFi

Les logiciels

  • Jeedom
  • Application mobile Jeedom (je ne suis pas fan)
  • Application mobile ImpériHome (je m'en servait déja sur la ZiBase) via le plugin idoine dans Jeedom
  • Application mobile TuyaSmart

Le matériel

Serveur, box domotique

Jeedom est installé sur un Raspberry Pi3 et les dongles USB utiles. Evolution possible dans une VM VMWare ESXi.

Avant que l’on me pose la question je vais expliquer pourquoi  je n’ai pas utilisé de Z-Wave, qui est pourtant le protocole roi dans cet univers, protocole ayant eu le soutien de tous les boutiquiers de la domotique (maintenant remplacés par Amazon…). Bref, je n’en ai jamais utilisé sur la ZiBase et j’ai pu m’en passer. Et surtout c’est trop cher, le moindre module Z-Wave étant affiché à 50 €.

Sondes de température :

  • Oregon : j’en ai plusieurs, elles étaient reconnues par le ZiBase et elles fonctionnent correctement via la clé RFPlayer (125 €) et le plugin idoine. Inconvénient, elles sont moches et il faut refaire l’appairage à chaque changement de piles ce qui est une corvée à l’usage.
  • Xianomi et Xianomi Aquara en Zigbee (6/12 €) : Fonctionnement OK via la clé ZiGate (45 €) et le plugin idoine. En cas de longue distance on peut mailler avec une prise Zigbee. Ces sondes esthétiques et très discrètes ne transmettent les infos (température, humidité, pression) que s’il y a un changement d’état et / ou très aléatoirement s’il n’y a pas de changement. Le modèle carré (Aquara) semble plus volubile. A valider en période de chauffage.
  • Xianomi en Bluethoth 12/18 € : reconue par le plugin BLEA. Intervalle réglable. Elles sont très esthétiques. La portée est réduite avec le Bluetooth intégré au Pi mais ça devient correct (100 m²) avec une clé Bluetooth longue portée (UD100, 45 €). Test ici.

Présence

  • Capteurs d’alarme Visonic via le RFPlayer
  • Capteurs Xianomi via la ZiGate
  • BLEA + tag Nutt
  • WiFI via les smartphones

Notifications

  • SMS (Free API)
  • Pushbullet

Alarmes et sécurité

  • (voir présence)

Eclairages et appareils

  • Prise et ampoules Konyks ou Sonoff, WiFi via Tuya. Les prises Sonoff S26 permettent de gérer l'état à la mise sous tension, ce n'est pas le cas des prises Konyks ou c'est plus aléatoire.
  • Possible extention en Philips Hue, Osram, Ikea and co (Zigbee) via la ZiGate et son plugin

Actionneurs

  • IPX800 : pour l’instant j’ai une IPX800 v2.
    C’est une simple carte 8 relais qui me sert pour l’instant à actionner les radiateurs et le chauffe-eau. En sortie j’ai câblé des contacteurs de puissance Finder avec le bon pouvoir de coupure et de ne pas forcer sur les relais de la carte. L’intérêt de ces contacteurs est de disposer d’un bypass manuel et ainsi de pouvoir passer les équipements en manuel en cas de défaillance de la domotique. Les versions 3 et 4 de l’IPX800 n’ont pas d’intérêt dans mon cas.
  • Prises et modules Chacon : ils se pilotent via le RFPLayer, mais ça reste un protocole peu fiable.
    Etat aléatoire lors de la remise en tension après une coupure EdF, auquel cas il est gênant de retrouver la moitié des prises ON… Impossibilité également d’utiliser deux équipements proches, c’est by design. Donc mon aventure Chacon / DI-O est terminée.
  • X2D : Je n’utilisais qu’un seul module DeltaDore pour commander le sèche-serviettes et je dois pouvoir le gérer avec le RFPlayer.
    Cette solution permet de gérer le fil pilote, mais il est vrai que je pourrais le faire avec un jeu de diodes. A voir.
  • Prises et ampoules Zigbee : via fasable via la ZiGate et son plugin. J’ai une Osram qui me fait le maillage.
  • Prise et ampoules WiFi : via Tuya, plugin en devenir ? Pas d’urgence.

Réseau et Wi-Fi

  • Le réseau et le WiFi sont gérés depuis longtemps avec du matériel Unifi (AP AC Pro et USG). Le top ! Au-delà de cette solution qui reste un peu complexe pour un particulier je recommande Amplfi de chez Unifi ou la solution WiFi proposée par Google. Un bon réseau est une base impérative en domotique et généralement le WiFi proposé par les box est à oublier.

Vidéo surveillance

  • Caméras et PVR Unifi (je sais, je suis fan de cette marque) dans une VM VMWare. C’est géré à part de façon autonome.

Multimédia

Vidéo

  • Emby (j’y reviendrai dans un post à part) en remplacement de Kodi. Des box NVidia Shield et Xanomi sous Android TV ont remplacé les PI. Elles supportent également Netflix et Amazon Vidéo.
  • TV : Tuner réseau HDHome Run qui permet de recevoir les chaine sur les box Android TV et les autres devices (même si dans la pratique je ne regarde pas la TV). Ce n’est pas compatible Canal, ce n’est pas mon problème car je ne suis pas fan, mais le cas échéant il est toujours possible d’installer MyCanal ou Molotow sur les box.

Musique

  • Sonos dans toutes les pièces, certains équipements datent de 2005 et n’ont pas pris une ride. On ne change rien. Spotify et base locale de CD numérisés.